Friday, March 31, 2006

Non à la télé poubelle, Oui à la journée sans télé !

Depuis une vingtaine d’années et la privatisation des chaînes publiques télévisuelles, nous arrivons indéniablement à la constatation suivante : le niveau intellectuel et culturel des émissions a considérablement baissé. Or à l’origine, à l’instar de la radio et sans enlever son rôle ludique, la télévision a été conçue pour diffuser de l’information et donc pour rapprocher les citoyens en partageant la connaissance, le savoir et la culture.

Même si l’existence de chaînes de télévision privées est difficilement contestable dans une société libre et démocratique, force est de reconnaître que ces chaînes privées ont tout misé sur le volet divertissement en négligeant rapidement le rôle originel d’information et de culture. De plus, entraînées dans la course effrénée à la rentabilité, les chaînes publiques copient de plus en plus la médiocrité des programmes des chaînes privées, ce qui est simplement inadmissible puisqu’elles sont financées en partie avec nos impôts.

D’un point de vue économique, la libéralisation des créneaux hertziens a permis l’émergence de sociétés nouvelles (telle M6), ce qui semble être positif dans un premier temps. Mais à la lumière de ce qui a déjà été observé pour les radios « libres », cet argument est grandement contestable. En effet, 20 ans après la libéralisation des ondes radios, on a assisté à une concentration fabuleuse des chaînes dans les mains de quelques grandes majors, d’ailleurs plus ou moins filiales de sociétés déjà présentes historiquement dans le monde des médias dits « traditionnels » comme la presse écrite (ex : Vivendi, Lagardère, …). Il y a donc eu un effet « bulle » qui après une rapide explosion, s’est rapidement concentré et cristallisé. Le même phénomène se produira avec la télévision et seules quelques grandes firmes continueront à exister d’ici quelques années. L’impact économique est donc finalement très relatif : après l’émergence de sociétés pionnières, ce sont finalement les sociétés les plus riches qui les ont phagocytées grossissant un peu plus leur périmètre d’activité : autrement dit les riches sont devenus un peu plus riches, sans partage du gâteau.

Mais ce ne serait pas encore trop grave si l’on en restait à ce coup d’épée dans l’eau économique, car confier à des sociétés privées des médias aussi puissants que la télévision ou la radio présente des effets dévastateurs considérables pour la société, effets que l’on commence à percevoir et qui auront des conséquences sociales désastreuses dans un avenir proche, notamment :

- la montée de la violence ;
- la dévalorisation du travail en tant que « valeur » au profit du tout divertissement ;
- l’inculture qui mène à la non conscience politique.



La montée de la violence est incontestable dans notre société, la rubrique « faits divers » des journaux en fait quotidiennement état : destructions volontaires « gratuites », vols avec violence, séquestration crapuleuse d’innocents (allant parfois jusqu’à la mort), viols, pédophilie, … Toutes ces scènes sont jouées et rejouées plusieurs fois par jour devant les yeux, non pas d’adultes responsables, mais d’enfants (bien souvent avant de savoir lire et écrire !) ou d’adolescents « innocents », au sens où tels des animaux à peine sorti du « nid » familial, ils restent en quête de repères dans l’organisation sociale « adulte », repères qui orienteront leur comportement futur comme des guides ou des exemples à suivre. Aujourd’hui aucun film n’est réalisé sans une agression de personne à personne, qu’elle soit verbale à travers un flot d’injures ou physique à travers un meurtre filmé sous tous les angles : pénétration du poignard dans le corps, impact de balles avec une flaque de sauce tomate bien visible. Comment s’étonner alors qu’un adolescent cherche à reproduire ces comportements dans son attitude quotidienne : il insulte une grand-mère ou un infirme dans le bus pour se mettre en valeur, frappe son voisin pour lui voler son blouson, ou encore, obéissant à une pulsion de désir de puissance et d’affirmation de soi, il sort son arme à la première occasion pour « éliminer » une victime peu consentante ou un témoin gênant ? Il en va de même pour le viol des femmes, des enfants, etc … Ce n’est pas la même chose de « jouer » de telles scènes dans des feuilletons télévisés entre deux coupures de publicité et de montrer les mêmes scènes commentées et disséquées dans un reportage en clarifiant les limites du bien et du mal. A ce titre, les « anciens » films (datant d’à peine 20 ans !), se contentaient de « suggérer » une scène violente, un meurtre ou un viol. Et le délinquant était à tout coup mis en prison, jugé et condamné : personne ne pouvait se méprendre sur l’identité du héros qui monopolisait l’image les trois-quarts du temps et les frontières du bien et du mal étaient parfaitement claires.

En diffusant une quantité considérable de jeux télévisés où les sommes d’argent à gagner sont toujours plus importantes (concurrence oblige !), sommes qui représentent parfois des années de travail pour un salarié moyen, la société laisse croire qu’il y a une autre voie que le travail pour s’enrichir. Et bien souvent elle enfonce le clou en médiatisant considérablement le gagnant : dès qu’il y a un nouveau millionnaire du loto, tous les reporters traquent le « héros » à la sortie de sa maison ou à l’entrée du bureau de tabac où il a validé son ticket. De façon absurde, même le village ou la ville entière serait censée être « touchée par la grâce », et le reporter y va de sa petite interview du maire ou du commerçant, comme si, en allant passer ses vacances dans cet endroit, cela amènerait la chance au pèlerin. De la même façon, la surenchère médiatique autour des événements sportifs, surtout le football, a dénaturé complètement la valeur de ce sport collectif : aujourd’hui chaque joueur pense avant tout à sa « valeur ajoutée personnelle », une sorte de cote boursière sur le marché des transferts mondial. Où est l’amour du maillot, le désir de se surpasser pour son club et ses couleurs ? Disparu. Alors l’effet pervers apparaît dès l’école : à la moindre difficulté, les enfants ne veulent plus travailler dans les matières dites « traditionnelles », ils préfèrent tout miser sur le football. Seulement il faudrait rappeler qu’il n’y a que quelques champions du monde sur des millions de pratiquants, alors que la société a besoin de dizaines de milliers de cadres, d’ingénieurs, de docteurs. Ces métiers s’en trouvent complètement discrédités. Enfin, dans les entreprises se retrouve également le comportement individualiste des sportifs : aujourd’hui un salarié talentueux va se vendre au plus offrant et peu lui importe le sort de son entreprise : seule sa carrière (autrement dit sa fiche de paie) compte. Il n’hésitera même pas à écraser ses collègues pour sortir du lot : c’est la compétition exacerbée vers la course au profit.

L’absence de débats de qualité sur la vie en société, mettant noir sur blanc les problèmes sur la table et se donnant le temps d’en discuter sans chercher le « coup » médiatique, la phrase qui dérape ou le slogan agressif, ne contribue pas à former des esprits citoyens dans la société. Où sont passées des émissions type « Droit de réponse » où les interlocuteurs nous emmenaient au bout de la nuit sans coupure pub ? Les débats télévisés sont remplacés par d’infâmes « talk-shows » où les invités, toujours les mêmes, vont de chaînes en chaîne, non pour émettre une idée mais pour « promouvoir » qui un concert, qui un livre, qui un disque, etc … Les propos sont formatés, aucune idée originale n’émerge du filtre : cela risquerait de braquer une partie des téléspectateurs contre son auteur … et adieu les ventes du produit ! L’objectif n’est pas d’amener le téléspectateur à une réflexion, mais de lui rappeler son statut de consommateur ! Et les coupures de publicité qui jalonnent allègrement les émissions sont là pour enfoncer le clou ! La déclaration de Patrick Le Lay, patron de TF1, dans les Dirigeants face au changement, Les Editions du Huitième Jour (Mai 2004) est à se sujet édifiante : "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective "business", soyons réalistes: à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible". Comment s’étonner alors de la montée du taux d’abstention à chaque élection ? Et des manifestations monstres dans les rues au moindre changement politique ou à la moindre réforme ?

A qui profite le crime et pourquoi cet état de fait ne change pas radicalement ?
Il est clair que les multinationales pseudo-culturelles se mettent de l’argent plein les poches : en quelques années, elles ont phagocyté l’ensemble des médias d’information : presse, radio et télévision. Les majors dans ce domaine se comptent sur les doigts d’une main en Europe et des deux mains dans le monde ! Incroyable dans une société dite « libre » ! Pour s’arranger la collaboration de leurs salariés, ceux-ci sont grassement payés (du moins ceux qui passent à l’antenne). Malheur à celui qui osera cracher dans la soupe ! Il sera banni à vie !
Et de façon perverse (car c’est eux qui ont délégué les canaux hertziens au privé !) et lâche (ils n’osent plus intervenir !), les hommes politiques sont également largement complices de ce système. Ils ont en effet tout intérêt à caresser dans le sens du poil les gens de la télévision pour assurer leur campagne électorale. En comptant sur un calcul à court terme, ils croient qu’ils sont non seulement les plus intelligents du monde, mais aussi qu’ils sont les seuls à savoir réfléchir. Ainsi, en maintenant sous un couvercle d’ignorance et de bêtise une population léthargique qui se raccroche à des lendemains meilleurs en grattant un tac-o-tac, en ouvrant des boites à chaussures contenant 500.000 euros ( !!!) ou en répondant à des séries de questions que l’on pourrait poser en classe de maternelle (et comble de l’ironie, dont certaines concernent la télé-trash : la boucle est ainsi refermée), ils pensent acheter la paix sociale.

Quels sont les signes d’évolution ?
Depuis quelques années, de nouveaux formats de télévision apparaissent : les chaînes à péage. Dans ce cas, le citoyen paie pour avoir des programmes de meilleure qualité et qui correspondent à ses goûts. Mais ce système a deux grands défauts : d’une part il ne profite qu’aux plus aisés et ce ne sont pas nécessairement eux qui sont les premières victimes de la sous-culture et d’autre part il creuse l’écart entre les gens dans la société en favorisant la division, soit par centre d’intérêt, soit par source de revenus. Nous sommes encore loin dans ce cas du rôle de lien social que doit jouer la télévision.
Récemment, Internet est également apparu comme source d’information dans les foyers. Mais, tout comme les chaînes à péage, il reste réservé à des catégories de citoyens « favorisés » : le coût de l’équipement est élevé et la mise en œuvre et l’installation nécessitent un minimum de culture technique que ne possède pas l’ensemble de la population. C’est donc encore un média élitiste. De plus, à long terme, on peut craindre une accélération de la main mise des multinationales sur le produit (déjà de nombreux journaux ont un accès restreint et payant) ainsi qu’un contrôle rigoureux de l’information (les pages aux contenus dits « gênants » seront purgées de la toile : exemple des sites de jeunes lors des émeutes de banlieue).

Pourquoi faut-il changer les choses ?
Cette situation de sous-culture doit changer car les dangers qui guettent la société sont grands : violence, nihilisme, voire anarchie et chaos. La survie du peuple est ainsi mise en question.

Est-il possible de revenir à une télévision « culturelle » et populaire ?
Oui, c'est tout à fait possible à mon sens. Encore faut-il ne pas partir sur le modèle d'Arte, chaîne dite culturelle mais qui ne s'adresse qu'à des "élites" et notamment aux nostalgiques de la seconde guerre mondiale ou à ses victimes. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui regardait Arte avec enthousiasme, que ce soit en France ou en Allemagne. Et comble du cynisme, le directeur de la chaîne lui-même revendique cet élitisme : il est satisfait de ne s'adresser qu'à 2 ou 3% de téléspectateurs (et encore en France, car en Allemagne la chaîne atteint péniblement 1% ! Et il n'est pas garanti que ce ne soient pas des expatriés français !). Ce directeur est coopté par le pouvoir en place, le peuple ne le choisit pas.
S'il s'agissait d'une chaîne privée à péage, peu importe, mais ce qui est aggravant ici, c'est qu'il s'agit de l'argent de nos impôts ! Or la culture populaire existe ! C'est même le peuple qui est la raison d'être de la culture, il ne faut pas l'oublier ! En considérant par exemple le théâtre comme la préhistoire de la télévision, des auteurs comme Shakespeare ou Molière ont joué certes devant les cours royales, mais aussi pour le peuple. Et celui-ci comprenait parfaitement le sens des pièces de théâtre qui étaient truffées d'ironie. Ainsi les scènes comiques ou tragiques n'oubliaient aucune catégorie sociale.
On objectera que le peuple demande à entendre des injures et à voir du sang et du sexe. Mais y a-t-il une scène obscène ou violente dans les pièces de Molière ou Shakespeare ? Aucune bien sûr. Les crimes sont suggérés, les amours poétisés. Et tout ceci dans un langage simple et accessible, sans grossièreté. Non, ce n'est pas en rajoutant des injures à tour de bras dans les scripts ou des actrices aux seins nus que l'on rend un film "populaire". Agir ainsi c'est insulter le peuple, le rabaisser plus bas que terre.
Il est possible de créer des programmes qui intéressent les citoyens, mais pour cela il faut accepter les débats de sociétés sans parti pris, informer avec objectivité et divertir sans humilier. Donc oui à une télévision culturelle et populaire, faite par des gens issus du peuple et jugés par lui.

Quelle action citoyenne faut-il conduire ?
Demander aux pouvoirs publics de jouer pleinement leur autorité de régulation en prenant des mesures énergiques.

Première mesure simple: exiger du secteur public qu’il continue à jouer son rôle d’information et de diffusion de culture dans la société afin de créer du lien social. Cela passe par une coordination des chaînes publiques entre elles, l’abandon des chaînes élitistes type « Arte » qui ne s’adresse pas au peuple, respecter les horaires de diffusion des émissions de première partie de soirée pour ne pas inciter les gens à se coucher tard (22h maximum), proposer des émissions ayant réellement un rôle de service public et ne pas tenir compte de l’audimat (ne pas plagier les chaînes privées et leurs émissions de télé-réalité !).

Deuxième mesure : contrôler les images diffusées sur les canaux hertziens : pas de violence, ni physique ni verbale, pas de sexe à outrance et ce quelle que soit la chaîne, qu’elle soit privée ou publique. Interdire également les émissions de jeux ridicules qui donnent l’impression aux citoyens que l’on peut devenir riche en ouvrant une boite à chaussures : les gains aux jeux doivent être limités et le type de jeu doit si possible encourager l’effort intellectuel ou physique du participant. Le gain vient alors récompenser un effort fourni pendant l’émission et non pas simplement un acte de présence. Ici on s’aperçoit que le CSA n’est qu’une vaste fumisterie.

Troisième mesure : obliger à une journée par semaine sans télévision pour encourager les citoyens à avoir d’autres occupations : lire, écouter la radio, sortir en ville, surfer sur Internet ou encore louer une vidéo !

La télévision doit donc rester un service public et les chaînes privées doivent exercer leur métier sous le contrôle de l’état. Il en va de même d’ailleurs pour les autres services publics privatisés : l’eau, les transports et bientôt le gaz et l’électricité. Certes dans un premier temps la privatisation amène une optimisation dans l’organisation du travail et donc des gains financiers, y compris pour le contribuable, mais il est hors de question de laisser quartier libre aux entreprises privées qui n’ont qu’un seul objectif : l’appât du gain. Ainsi, après une première phase de rationalisation des tâches, l’optimum est rapidement atteint et il devient impossible pour une société privée de dégager tous les ans 10 ou 15% de marge nette sur les activités de service public qui par essence, n’ont pas vocation à croître de manière exponentielle, mais sont simplement là pour apporter un service aux citoyens. On assiste alors dans tous les cas à la dénaturation du service initial : fermeture des bureaux de poste dans les campagnes, abandon de lignes SNCF jugées « non-rentables » (sic !), restriction des budgets sécurité, formation ou entretien du matériel pour les secteurs de l’eau ou de l’énergie, et enfin en ce qui concerne la télévision, création de programmes stupides, agressifs, racoleurs afin de ramener l’homme à l’état primitif de bête, évolution garantissant une augmentation des profits publicitaires, mais amenant la société à un suicide collectif.

Thursday, March 30, 2006

Mauvaise nouvelle pour l'humanité: les audiences télé sont en augmentation !

Incroyable, malgré la chute vertigineuse de la qualité des programmes télé depuis des années, les audiences sont toujours en augmentation pour 2005 ! Et ceci sans évènement sportif majeur dans l'année racontait aujourd'hui sur Europe 1 le directeur de "Médiamétrie internationale" (sic ! rien que ca !).

L'enquête porte sur 64 pays et 3 milliards de téléspectateurs-citoyens-consommateurs !

En tête, les Etats-Unis et le Japon avec 4h d'écoute quotidienne en moyenne.
L'Europe vient derrière avec 3h en moyenne environ avec une disparité entre les pays, on s'en doute: l'Europe du Nord est en queue de classement (ouf!, c'est un compliment dans ce cas !) et fait curieux pour le directeur vendeur de spots de pub: la Suède a diminué son temps passé devant l'écran "esclavagiste" des multinationales. Bravo et merci les Suédois ! Vive l'Europe du Nord !

A l'heure où la violence gagne toutes les rues d'Europe, où la pornographie s'affiche partout, personne ne s'étonne que ce soit dans les pays où la qualité de vie est la meilleure que l'on regarde moins la télé ! Et pourtant, que l'hiver scandinave est long et dur ! (3 à 6 mois de nuit complète dans le Nord de la péninsule au-delà du cercle polaire !).

Conclusion: le temps passé devant la télé est inversement proportionnel à la qualité de vie: moins on regarde la télé et mieux on se porte ! Qu'on se le dise !

(Et un argument de plus contre le CPE: on n'a pas envie de devenir des zombies téléphages !).

Wednesday, March 29, 2006

Marre des talk-shows ! Redonnons du sens à la télévision !

“Talk-show”: c’est la nouvelle émission à la mode à la télévision, émission que l’on nous sert à toutes les sauces et sur toutes les chaînes. Rien que le titre montre à lui seul toute la stupidité de ce type d’émission : en français, c’est intraduisible (« montrer une discussion » !? ou « spectacle autour d’une conversation » ?!), et en anglais, le sens n’est guère plus concret.

En pratique, il s’agit d’un concept d’émission de télévision importé des Etats-Unis qui est censé faire de l’audimat, donc vendre de la publicité aux multinationales. On y mélange allègrement autour d’une même table, accrochez-vous : des acteurs de cinéma et de télévision, des chanteurs, des météorites issues de la télé-réalité, des « stars » du porno (surtout à une heure avancée de la nuit), des animateurs et ex-animateurs de télévision et de radio (tout ca c’est la même famille), des sportifs (surtout quand ils viennent de perdre ou de gagner quelque chose d’important), des présumés innocents, des coupables repentis et des futurs récidivistes, des alcooliques et des drogués guéris ou toujours accrocs, des terroristes ou des compagnes de terroristes, des malades du cancer et du sida en phase terminale, des victimes diverses et variées (viols, maladies rares, handicapés physiques et mentaux : merci la discrimination !), des écrivains, des philosophes, des hommes politiques, des femmes politiques (parité oblige !) et des femmes d’hommes politiques (car la parité n’est que virtuelle pour l’instant !), etc … Et tout ceci à vitesse grand V, personne ne pouvant s’exprimer réellement car, pour couronner le tout, un animateur zélé coupe régulièrement la parole, afin d’une part que l’audimat ne faiblisse pas (car la télé est à l’heure du « zapping » : autre concept américain qui consiste à envoyer une rafale de sons et d’images au téléspectateur pour qu’il s’endorme le plus tard possible) et d’autre part de déstabiliser l’interlocuteur qui pourra dans un moment d’inadvertance prononcer la petite phrase décalée qui fera scandale dans la presse du lendemain et qui dopera au passage la carrière de l’animateur. Celui-ci n’hésite donc plus à demander à un sportif ce qu’il pense de la constitution européenne, ou à un chanteur de rap de donner son avis sur le dernier match de foot. Qu’est-ce que tout ce fouillis apporte aux téléspectateurs-citoyens : rien, mais ca tout le monde s’en fiche … et personne n’ose faire le rapprochement entre ce méli-mélo, l’abstention politique, l’augmentation de la consommation de psychotropes et la violence urbaine !

Si chaque sujet était pris séparément : interviews d’acteurs après une séance de cinéma, de chanteurs après une émission de variétés, de malades après une émission consacrée à la médecine, de repris de justice après un débat sur la délinquance, … etc …, là oui, une émission de télévision prend tout son sens. Mais ici ? Même un esprit cartésien y perd ses repères. Ce mélange des genres engendre chaos, confusion de l’esprit et nihilisme.

Où sont les « dossiers de l’écran », les « apostrophes » ? … Oui il est possible d’améliorer la télévision, mais de grâce, ne faisons pas n’importe quoi. Surtout sur les chaînes publiques, c’est impardonnable car elles doivent montrer l’exemple : « Tout le monde en parle », « On a tout essayé », « Ca se discute », … : tout ca c’est de la bouillie pour les chats : mais le pire dans tout ca c’est que les chiens qui animent ces émissions sont grassement payés par nos impôts !

Donc, je demande solennellement à la puissance publique d’intervenir pour arrêter les émissions de talk-shows à la télévision afin d’encourager le retour du « bon sens » dans la société française. Ce serait faire preuve ici d’intelligence et de courage politique. Les générations actuelles et surtout futures vous remercie par avance.

Tuesday, March 28, 2006

Vous avez-dit Liberté d'Expression ? (Morandini ferme son blog !)

Aujourd'hui est un jour de deuil ... non pas à cause des manifs anti-CPE qui sont tristes en soi (car il est triste de mettre en danger 3 millions de personnes dans les rues à cause d'un décérebré qui ne comprend rien et qui possède un ego démesuré), mais parce que Jean-Marc MORANDINI a fermé son blog !




JM Morandini est la seule personne qui, à ma connaissance essayait de faire réfléchir les citoyens par rapport aux images qui les agressent tous les jours sur leur écran de TV. Son blog comptait plus de 50.000 visiteurs par jour au bout de 6 mois d'existence. Il vient donc d'être la victime (une de plus !) des censeurs de la pensée unique, et qui se trouvent notamment, je vous le donne en mille dans le sacro-saint journal "Libération" (sic !). Au nom de la liberté d'expression, j'en appelle au boycott de ce journal qui est déjà économiquement quasi-mort ! Tous ensemble achevons-le définitivement !

Vous pouvez apporter votre soutien à Jean-Marc en signant la pétition sur Internet:

http://petition-morandini.over-blog.com/article-2271291-6.html#anchorComment

Vous pouvez envoyer des messages de soutien sur le site d'Europe 1 (http://www.europe1.fr/)

Résistons ensemble à l'oppression !

Monday, March 27, 2006

Les émeutes urbaines gagnent Barcelone

Le quotidien espagnol ABC rapporte dans son édition d'aujourd'hui que les rues de Barcelone ont été l'objet d'une guerilla urbaine menée par environ 200 casseurs. Le bilan fait état d'environ 50 arrestations et autant de blessés. Depuis quelques temps, les observateurs sentaient monter petit à petit les actes violents et de vandalisme dans la ville. Ainsi le quotidien cherche à comprendre les raisons qui ont poussé ces jeunes à bruler des voitures, casser des vitrines et dévaster un supermarché. Il soupconne ces jeunes "anarchistes" de venir d'Italie et de France, fuyant la repression policière (sic !).

Ces scènes ne sont pas sans rappeler les évènements qui ont eu lieu en France à l'automne dernier. L'erreur est d'y chercher une quelconque explication. Il s'agit d'un défoulement primitif de voyous qui, sous l'effet conjugué de l'alcool, de la drogue, de la musique de sauvage et du désoeuvrement retournent à un comportement tribal. Leur seule volonté à la limite est de revendiquer un territoire où personne d'autre qu'eux ne fait la loi, ceci afin d'y laisser prospérer une économie parallèle faite de vols et de trafics en tous genres.

Et non chers amis espagnols, la France ne vous envoie pas ses voyous, car ils prospèrent confortablement chez nous ! Tout au plus, les images diffusées à la télévision ont-elles pu initier des comportements, encore que la plupart des films et des séries télévisées américaines ne soient pas en reste à ce niveau-là.

En conclusion, toute société ou toute ville cosmopolite et ouverte à tous les vents sera confrontée dans les années à venir à ce type de problème: d'une part l'économie européenne n'est pas assez dynamique pour offrir un emploi à tout le monde, et d'autre part l'afflux d'immigrés entraine une perte des valeurs identitaires et de la solidarité entre les membres d'une même nation ce qui laisse ainsi de nombreuses personnes au bord de la route. Rétablissement des frontières, arrêt des délocalisations, rétablissement du service militaire, construction de prisons et investissements massifs dans la formation sont les seuls moyens pour éviter le pire, c'est-à-dire la guerre civile. Mais quel politique aura le courage de parler "vrai" aux peuples ?

Saturday, March 25, 2006

Sarkozy: au nom de la loi, je vous arrête !

Serait-ce une déformation professionnelle de son (ex) métier d'avocat ? En tout cas, l'une des caractéristiques du Ministre de l'Intérieur lorsqu'il a identifié un problème national est tout de suite de se poser en victime ("que dois-je faire ? je vous le demande") et d'édicter une nouvelle loi (comme si la France n'en avait pas déjà suffisamment !): loi sur les rassemblements dans les halls d'immeubles, loi sur l'immigration (gag ! c'est la nième ...) et dernièrement loi sur les "troubles de comportements" chez les enfants de 3 ans ! Si, si, c'est possible au 21ème siècle en France ! (Qui a dit que l'histoire n'est pas régressive ...)
Et non Mr Sarkozy, la loi ne fait pas tout, et surtout un texte ou un discours aussi emphasé soit-il ne suffit pas à solutionner un problème. Car bien souvent, le plus dur est de faire appliquer la loi ! Et là bien sûr, c'est une autre paire de manches, car le sport favori des français, c'est de détourner la loi (pourtant à l'UMP ex-RPR il a du être à bonne école !).
Pour diminuer la délinquance, ne suffirait-il pas simplement être plus sévère dans l'application des peines ? Ca en calmerait certainement quelques-uns ! Encore faudrait-il qu'il y ait des prisons dans ce pays. De plus arretons aussi le plus vite possible la diffusion de scènes de violences sous toutes ses formes à la télévision: quel film, quelle série n'a pas aujourd'hui sa scène de viol, de mort, de sang, de maniement d'armes, d'injures verbales, de pornographie, etc ... ?
NON, NON et NON, les délinquants ne se détectent pas à la naissance ! On ne nait pas "délinquant".
Alors si vous aussi vous refusez de vivre dans un monde sarko-orwello-huxlein, signez la pétition contre le "fichage" des enfants: http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/

Friday, March 24, 2006

Villepin: plus bête et plus têtu tu "meuhrs"

Comment Villepin a-t-il pu être nommé premier ministre après toutes les âneries qu'il a déjà commises dans le passé et qu'il continue de commettre ?
La dissolution de 1997 (presque 10 ans déjà !) dont il est l'inspirateur est l'erreur politique la plus incroyable des 50 dernières années. Elle nous a amené 5 ans de jospinisme avec ses 35h et ses emplois-jeunes qui vont plomber l'économie française pour les 50 prochaines années (à moins que quelqu'un ait enfin le courage de parler "vrai" aux français: pour produire plus, il faut travailler plus, La Palisse n'aurait pas dit mieux).
Ensuite le non-alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis lors de l'intervention en Irak nous pénalise énormément économiquement car dans le monde anglo-saxon (première puissance économique mondiale !) s'est installée une image de la "France collabo" avec les dictateurs et de la "France poule mouillée" qui prend ses jambes à son cou au moindre danger. Cette image va nous coller à la peau pour tout le 21ème siècle et sera inscrite dans les livres d'histoire (et non pas le discours lénifiant de Villepin à l'ONU, il ne faut pas se mettre le doigt dans l'oeil).
Et voilà que pour finir, après ses fiascos en politique intérieure et extérieure, Villepin s'attaque à l'économie en nous sortant le CPE de son chapeau magique ! Ca gronde sur tous les fronts, à commencer par ses propres "amis" politiques, chez les syndicats, les salariés, les jeunes ... Bref, personne n'en veut du CPE. Et pour cause, le bilan du CNE son petit-frère n'a toujours pas été fait. C'est de l'électoralisme pur et dur. Et comment a-t-il eu l'idée d'un tel projet ? Et bien simplement en réunissant autour de lui un petit cercle d'"initiés" dont quelques patrons de majors du CAC 40 comme Total (12 milliards d'euros de bénéfices en 2005 ! Cette boite n'a pas la prétention d'embaucher des CPE quand même !?). Mais, enfin, qu'est-ce qu'ils en connaissent ces gens-là du monde du travail ? Le CPE pour eux, c'est un travail "précaire" avec un "golden parachute" de plusieurs millions d'euros en cas de licenciement. Oui, moi j'en veux bien aussi de leurs jobs ! Et pour couronner le tout, pour calmer la foule, Villepin admet fièrement: "oui je sais que le CPE est améliorable et j'ouvre la porte". Ben alors, si ton projet il était pas bien ficelé et pas bien fini, pourquoi tu nous l'imposes imbécile ?
Pour booster l'économie, la première mesure à prendre serait d'abolir les 35h ... mais pour cela, il faut posséder un minimum de lucidité, de courage politique ... et de pédagogie ! Deuxièmement, par pitié, laissez les patrons du CAC 40 en dehors des consultations économiques: à force de côtoyer les politiques et de se refiler les postes entre copains en cas de coups durs, ca fait bien longtemps qu'ils ont changé de planète et qu'ils ne vivent pas dans le même monde que 99,9% des français !

Sunday, March 19, 2006

France Télévisions: la télé rouge !

Y en a marre du traitement de l'information soviétoïde de France Télévisions: faut-il donc avoir sa carte au Parti socialiste ou au Parti communiste pour être journaliste à France Télévision ?
Interviewé sur Europe 1 le 6 Avril 2006, Bruno Masur, ex-présentateur du journal de 20h déclare: "aujourd'hui on parle de discrimination positive, ca rappelle les années 1981-1982, quand sur France Télévisions, on embauchait des journalistes parce qu'ils étaient communistes".

Rien à ajouter, si ce n'est que le mur de Berlin n'existe plus et que ces journalistes sont toujours-là eux. Merci Mr Mitterand de les avoir embauché, merci Mr Chirac de ne pas les avoir viré ... les générations futures saluent vos traits de génie et vos talents de gestionnaires.

Ce sont toujours les mêmes têtes qui apparaissent dans les débats télévisés de Mots croisés, A vous de juger ou France Europe Express: Serge July patron de presse en sursis, Cohn-Bandit soit-disant révolutionnaire à +10.000 euros par mois, Martine Aubry madame 35h et emploi-jeunes payés par nos impôts.Ces gens-là sont-ils censés incarner les idées nouvelles pour la société française de demain ?

Ce ne serait pas trop grave si France Télévisions était une chaine privée, mais le groupe touche l'argent de nos impôts: les citoyens sont donc en droit d'exiger une information objective et de qualité.De plus un récent rapport du Ministère des Finances demande au groupe de "dégraisser" ses effectifs pléthoriques de journalistes (3000 sur 11000 salariés !) pour redresser ses comptes qui virent au rouge. Et pour cause, les annonceurs s'enfuient: -10% d'audience pour France 2 et France 3 en 5 ans ! Mais que nenni ! La direction s'offusque de telles mesures de crainte de déclencher une grève non maîtrisée et demande à l'Etat une augmentation de la redevance ! Ben voyons ! Pourquoi se gêner, tondons un peu plus les moutons-citoyens tant qu'il leur reste un souffle de vie (et quelques piécettes dans les tiroirs !).

Au lieu de nous prendre pour des imbéciles, le groupe France Télévisions devrait s'attacher à représenter davantage le peuple dans son traitement de l'information et de veiller à représenter correctement à l'antenne les "minorités visibles" dont font partie par exemple les électeurs du Front National, seul parti politique à mettre les pieds dans le plat dans des sujets sensibles et vitaux tels que l'Europe, l'immigration, les délocalisations, la fin programmée de l'agriculture française, etc ...Gageons avec le FN à la télé, il y aurait de l'ambiance et donc de l'audience. Encore faudrait-il avoir le courage de débattre !